Avant même de se lancer dans le cinéma, Richard Bohringer voue une passion à l'écriture. Ses débuts ne passent d’ailleurs pas inaperçus : sa seconde pièce de théâtre (après Zorglub en 1966), intitulée « Les Girafes », est immédiatement produite (1967) par Claude Lelouch.
Il entame une carrière d'acteur dès 1970, mais ne se révèle véritablement au grand public qu’en 1981 avec « Diva » de Jean-Jacques Beineix. Dès lors il accumule les rôles, et met sa gueule, sa gouaille légendaire et sa voix rocailleuse au service de personnages dont la dureté apparente peine à cacher une profonde tendresse. En 1987, c’est la consécration avec l’obtention du César du meilleur acteur pour son interprétation dans « Le grand chemin » de Jean-Loup Hubert.
Tout au long de sa carrière prolifique à l’écran (120 films et 50 téléfilms), son amour pour l’écriture ne le quittera pas. En 1988 il couche ses démons sur le papier dans le roman autobiographique « C’est beau une ville la nuit » (1 200 000 d’exemplaires vendus), qu’il portera sur scène puis à l’écran en 2006. Il écrit ensuite « Le bord intime des rivières » puis un carnet de vie et de voyages « L’ultime conviction du désir ».
Poète atypique au style violent sorti des tripes et d’une vie fracassée, Richard Bohringer nous offre une lecture émouvante de ses textes choisis, notamment « C’est beau une ville la nuit », « l’Ultime conviction du désir » et « Zorglub ».
